Le mot du Président

La loi du 13 juillet 1992, relative à l'élimination des déchets et aux installations classées pour la protection de l'environnement, laissait 10 ans aux collectivités territoriales françaises pour réduire la production d'ordures ménagères et de déchets, et limiter les mises en décharge aux seuls déchets ultimes.

La Communauté de Communes des Duyes et Bléone a mis en place une politique de tri sélectif depuis dix ans. Nous avons beaucoup progressé dans ce domaine, et nous en sommes fiers, même si l'objectif fixé par le législateur en 1992 n'est pas encore atteint.

En effet, la situation à l'échelon national est pire : un français sur trois ne dispose pas de poubelle de tri, et certaines communes n'ont encore rien engagé en matière de collecte sélective de tri, sans que des contraintes techniques ou économiques justifient une telle situation.

Malgré le chemin parcouru par notre collectivité, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères demeur élevée et même augmente régulièrement. Les raisons ?

Malgré nos efforts par rapports à d'autres collectivités, le Communauté n'est pas "récompensée".

Je pense que l'Etat ne peut pas laisser cette situation perdurer, car cela reviendrait à priver de toute signification l'échéance du 1er juillet 2002, de fermeture de toutes les décharges, fixée par la loi de 1992. Si aucune action d'ampleur nationale n'est initiée, nous risquons de crouler sous des tonnes de déchets.

La Communauté de Communes des Dutes et Bléone a pris acte de la décision gouvernementale, a fermé la décharge du Chaffaut, a mis en place la collecte sélective, a en projet une déchetterie... Nous sommes a mi-chemein des objectifs fixés, ce qui est bien par rapport à d'autres... Malgré tout, nous ressentons, parfois, une démobilisation des habitants. Si aucune aide incitative n'est mise en place en faveur des collectivités qui font des efforts, je crains que cela soit la fin du tri sélectif.

 

 

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